Nzwani en shikomori. Une île volcanique des Comores, baignée par l'océan Indien, où pousse le meilleur ylang-ylang du monde.
L'archipel des Comores est composé de quatre îles principales, dont Anjouan, la plus productive en ylang-ylang.
⭐ Notre île — Anjouan, le berceau de l'ylang
Anjouan, ou Nzwani en shikomori (la langue comorienne), signifie « l'île aux fleurs ». Située dans le canal du Mozambique, entre Madagascar et la côte africaine, cette île volcanique de 424 km² est habitée par environ 350 000 âmes. Surnommée « l'île aux parfums », elle a fait la fortune des Comores dès le XIXème siècle grâce à ses cultures d'ylang-ylang, de vanille et de clou de girofle.
Son chef-lieu, Mutsamudu, est l'une des plus belles villes swahilies de l'océan Indien, avec ses ruelles pavées, sa vieille citadelle et ses portes sculptées datant du sultanat.
Mais ce qui fait la vraie richesse d'Anjouan, ce sont ses collines verdoyantes tapissées d'ylang-ylang, plantées dès 1890 sur les flancs du volcan Ntringui. Cent trente ans plus tard, ces arbres prodiguent toujours leurs fleurs étoilées qui font le tour du monde.
Pourquoi l'ylang-ylang d'Anjouan est le plus réputé au monde.
Issu de l'ancien volcan Ntringui, le sol d'Anjouan est riche en minéraux (fer, magnésium, potassium) qui donnent à l'ylang-ylang sa profondeur minérale unique.
25-30°C toute l'année, hygrométrie 80%, alternance pluie/saison sèche parfaite. L'ylang-ylang y fleurit toute l'année, avec un pic d'avril à juillet.
Les alizés de l'océan Indien apportent une humidité saline qui tempère le climat et stimule la production d'esters aromatiques dans les fleurs.
Les ylangs sont cultivés entre 200 et 600 mètres d'altitude, là où les nuits fraîches ralentissent la maturité des fleurs et concentrent leurs arômes.
Trois générations de savoir-faire dans la culture de l'ylang à Anjouan.
« Mon grand-père cultivait déjà l'ylang, mon père aussi. Aujourd'hui, je cueille 30 kg de fleurs par jour pendant la saison. C'est un travail dur, mais c'est notre or. »
« La distillation au feu de bois, c'est un art. Il faut surveiller la température, retourner les fleurs au bon moment, écouter le bruit de l'eau. L'ylang ne pardonne pas l'à-peu-près. »
« L'ylang, c'est ce qui fait vivre l'île. Quand on respire son parfum le matin dans la montagne, on comprend pourquoi on l'appelle l'or floral. C'est notre trésor. »
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